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Bourbouse, village à
l'extrême frontière ouest du département et près de la rivière de Maronne,
La Camp, hameau,
Cassan et son moulin
village, Cayrou, village sur le
ruisseau de ce nom, Cinquarbres, hameau,
Caulus, village, Creste, hameau près
duquel s'étend une
grande forêt appelée de ce nom, L'Estrade, hameau,
Fargues, hameau,
Grammont, hameau, Grand-Camp, village près
de Bourbouse,
Maison Rouge, hameau,
Malemaison, hameau, Mezergues, village au
nord du bourg ; il y a un petit château construit à la moderne.
Mouix, village qui donne
son nom à une vaste forêt,
Orfeuille, hameau,
Pénières, village et
ancien château bien situé, qui a été fortifié
du temps de la Ligue. Il a
appartenu à plusieurs familles, et avait titre de baronnie. Géraud et Pierre de
Pénières sont cités comme témoins dans un acte en 1322. N. Rigaud de Carbonnières
donna avant
1408 les rentes qu'il possédait à Cros et à Pénières, à Bernard de Montal son parent. La baronnie
de Pénières appartenait à la famille de Noailles dans le commencement du XVIIe. siècle.
François
de Noailles, lieutenant général, habitait le château de Pénières en
1622. Charles de Noailles, évêque de
St-Flour, aimait cette résidence et y venait souvent, de 1629 à 1636, avec son frère le comte, gouverneur
de Haute-Auvergne, et le duc d'Ayen, son fils. Jean de Noailles, abbé de Valette,
mourut au château de
Pénières en 1673, et Annet son successeur, en 1709. Adrien
Maurice, duc de Noailles, marquis de
Montelar, fut baron de Pénières en 1734.
Louis, duc d'Ayen, pair de France en jouissait en
1752 ainsi que de
Carbonnières, Trémouille et St-Rouffy qui dépendaient de la
baronnie.
Le
château qui comprenait sept tours fut
incendié en 1807, après avoir été vendu pendant
la révolution comme bien national. Le propriétaire y établit une verrerie, où l'on fabriquait
des
bouteilles mais qui a cessé depuis longtemps d'être en activité. On voit près du château
un bel
étang. Perrufes, hameau et Trémouille, village qui
dépendait il y a quelques années de la
commune de Saint-Santin. Il est situé
près du ruisseau de St-Rouffy et du grand chemin. Le bois dit de l'Estouroc,
ancien repaire de voleurs, commence là et couvre les gorges profondes de la
Maronne en descendant jusqu'à la rivière.
(Extrait du dictionnaire statistique du Cantal - 1855)
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